Une éducation religieuse est elle obligatoirement nocive?

RéponsesPointsRatio
Non 2152.5%
ça dépend 1435%
Oui 512.5%


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2 Commentaires    

  1. Auteur Mathias


    2010-05-07

    Reprend ton soufle   

    • Auteur Michel THYS

      Re : Oui
      2009-07-29

      Pour en finir avec léducation religieuse La croyance religieuse est évidemment un droit légitime, constitutionnel et respectable. Je précise : a fortiori si elle a été choisie en connaissance de cause, plutôt quimposée, comme suite logique et traditionnelle du baptême Mais il y a un problème : des psychologues religieux ont confirmé, sans doute à leur grand dam, que sans une éducation religieuse, forcément affective, basée sur la confiance et lexemple des parents, la foi napparaît pas spontanément ! Cétait prévisible Léducation religieuse, sincère et « de bonne foi », est, elle aussi, légitime, mais elle est : - dogmatique, puisquelle impose la soumission à un dieu et à un texte « sacré », tous différents dans chaque religion, ainsi quune « vérité » absolue, à lorigine de lintolérance, de guerres, , alors quelle nest que personnelle, partielle et provisoire, - exclusive, puisquelle occulte lalternative de la laïcité philosophique, de lhumanisme laïque, de la morale laïque, de la spiritualité laïque, , et quelle ne favorise donc pas lautonomie, lesprit critique, le libre examen , la liberté de pensée, les options laïques, - communautariste, puisquelle nincite pas à souvrir à la différence enrichissante de lautre et à une citoyenneté responsable. De nos jours, lapproche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, théologique, anthropologique, ) doit être complétée par une approche psycho-neuro-physio-génético-éducative. Il apparaît alors que léducation religieuse, renforcée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et lesprit critique dès quil est question de religion, et perturbe donc le libre choix ultérieur des convictions philosophiques ou religieuses. Léducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 % Au-delà de lorigine psychologique de la foi (le besoin dun « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique), lIRM fonctionnelle tend à expliquer la persistance neurophysiologique de la sensibilité religieuse, par plasticité neuronale et synaptique et donc la fréquente imperméabilité de tant de croyants, notamment créationnistes, aux arguments rationnels et scientifiques. On comprend que des athées, comme Richard DAWKINS, ou des agnostiques, comme Henri LABORIT, en aient conclu que léducation religieuse est une malhonnêteté intellectuelle et morale Lhonnêteté intellectuelle exigerait au contraire que linfluence des parents, légitime mais unilatérale, soit compensée par lécole, au cours dhistoire ou de philosophie, par une information minimale, progressive, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques, même si cela doit amener certains à conclure à lexistence imaginaire et illusoire de toute divinité ... Dans cette optique, lenseignement confessionnel, survivance du Moyen Âge, apparaît comme élitiste, inégalitaire et obsolète. Il devrait donc fusionner avec lenseignement officiel et devenir pluraliste, mais les religions, déjà en perte de vitesse, y perdraient de leur influence. Au contraire, en réaction à la laïcisation croissante de nos sociétés, elles semploient, certains media aidant, à reconfessionnaliser les consciences et à recléricaliser lespace public (cf Jean-Paul II, Benoît XVI, le chanoine-président SARKOZY qui détricote la loi de 1905, Par électoralisme, les politiciens inféodés aux religions refusent de modifier la Constitution belge, et de repenser les notions de neutralité, de (pseudo) liberté de conscience et de religion, et le « pacte scolaire « de 1958, inadapté à lactuelle pluralité des cultures et des convictions. Michel THYS à Waterloo michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org